En ligne téléchargement gratuit Revue de métaphysique et de morale, supplément 2, 1912 pdf ebook

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Revue de métaphysique et de morale, supplément 2, 1912

  • ISBN: B01AWUA5R0
  • Author:
  • Langues: Français
  • Évaluation: 4.9/5 (Votes: 2746)
  • Broché: 65 des pages
  • Disponibilité: En stock
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Description du produit

La Perception du Changement (Conférences faites à l’Université d’Oxford les 26 et 27 mai 1911), par Henri Bergson. 1 vol. in-8 de 37 p., Clarendon Press, Oxford, 1911. — Dans ces deux conférences M. Bergson a exposé avec une simplicité, une lucidité et une élégance admirables quelques-unes des idées les plus essentielles de sa doctrine. Ceux-là mêmes à qui elles sont familières éprouveront un rare plaisir d’esprit à les retrouver ici, traduites dans la langue la mieux faite pour les rendre suggestives et persuasives. Dans la première conférence, M. Bergson a insisté sur le genre de faculté et de méthode qu’il faut mettre en œuvre pour philosopher, et il a expliqué comment la philosophie doit être une vision du réel, non pas différente par nature de nos perceptions ordinaires, mais dégagée des conditions d’utilité, pratique auxquelles ces dernières sont soumises, obtenue par une conversion de notre attention vers tout ce qui s’offre dans le monde sans servir pratiquement à rien : ainsi sont écartées les contradictions et les difficultés inhérentes à toutes les tentatives faites pour corriger ou remplacer, à l’aide de concepts et de raisonnements, les données usuelles des sens et de la conscience : en réalité, c’est une vision plus large, une vision désintéressée, qu’il faut substituer à la vision rétrécie et déformée par les nécessités de la vie et de l’action. — Dans la deuxième conférence, M. Bergson montre comment la réalité est changement, comment le changement est indivisible, et comment par suite le passé continue à être et fait corps avec le présent, malgré l’illusion d’origine pratique qui nous porte à croire que le présent seul est réel et que le passé a besoin d’être reconstitué : ainsi sont écartées encore toutes les contradictions ou difficultés issues de la dénaturation artificielle du changement par les concepts et de l’énoncé fait ici de problèmes tels que ceux que posaient les Eléates, concernant la reconstitution du mouvement par les positions successives du mobile, ou tels que ceux que posent les modernes, concernant le rapport des états changeants avec la substance. — En somme toute la pensée de M. Bergson se développe ici à partir de cette proposition qui en effet, une fois acceptée, donne raison à toute la suite : « Si nos sens et notre conscience avaient une portée illimitée, si notre faculté de percevoir, extérieure et intérieure, était indéfinie, nous n’aurions jamais recours à la faculté de concevoir ni à celle de raisonner. Concevoir est un pis-aller dans les cas où l’on ne peut pas percevoir, et raisonner ne s’impose que dans la mesure où l’on doit combler les vides de la perception externe ou interne, et en étendre la portée » (p. 5).

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